« Il est plus puissant de laisser un tiers, un influenceur, raconter votre histoire que de le faire vous-même via une publicité. » Cette idée a longtemps été le fondement du marketing d’influence. Et à juste titre : les influenceurs sont authentiques, crédibles et savent transmettre des récits d’une manière dont les marques ne sont pas capables. Mais le marché a mûri. Les budgets augmentent, la technologie s’accélère, et même les influenceurs virtuels gagnent du terrain. Cette évolution appelle quelque chose de fondamental : de la responsabilité et de la transparence. Car sans confiance, pas d’impact.
Selon le Baromètre Médias Sociaux et Marketing d’Influence de la Haute École Artevelde, seuls 58,5 % des 16-39 ans ont encore une perception positive du marketing d’influence dans un contexte commercial. Cela représente une baisse de 11,4 % par rapport à 2024. Pourtant, son impact reste fort : 43 % recherchent des informations sur une marque après avoir vu une publication. Le message est clair : les gens ne se détournent pas des influenceurs, mais bien du manque de clarté et de la sur-commercialisation.
Heureusement, le secteur évolue dans la bonne direction. De plus en plus de créateurs vont au-delà d’un simple #ad ou #pub. Ils expliquent pourquoi ils collaborent avec une marque. Les marques, de leur côté, investissent davantage dans des relations à long terme : une étape essentielle vers une confiance durable entre consommateur, marque et créateur.
Trop de commercialisation fait perdre en crédibilité. Ignorer les règles peut nuire à la réputation, voire pire. La sélectivité, l’authenticité et la connaissance de la législation ne sont donc plus des nice-to-have, mais des incontournables.